Paris et l’art contemporain arabe le 17 octobre

Cette exposition se propose de faire découvrir les œuvres d\’une douzaine d\’artistes parmi les plus talentueux de cette nouvelle scène contemporaine du monde arabe, en privilégiant les artistes ayant un lien avec la France en général et avec Paris en particulier.

Après la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran, c’est au tour des artistes du monde arabe – diasporas comprises – d’émerger sur la scène internationale. Traits d’Union, Paris et l’Art contemporain arabe, tente de décrypter le phénomène.

Depuis les capitales arabes où ils sont nés, jusqu’aux villes‐monde occidentales où vivent nombre d’entre eux, les artistes créent une nouvelle vision : peintres, sculpteurs, photographes, vidéastes, installateurs traduisent les préoccupations d’un monde en mutation à travers la singularité de leur point de vue. Cette vision élargit le champ du regard pour tout un chacun. La revue Art Absolument a toujours défendu la pluralité des artistes en France. Teddy Tibi, le directeur de la publication, et Pascal Amel, son rédacteur en chef, présentent à la Villa Émerige (un superbe et nouveau lieu consacré à l’art contemporain situé dans le XVIe arrondissement de Paris) une douzaine d’artistes contemporains arabes, ou d’origine arabe, ayant un lien avec la France en général et Paris en particulier.

Si Pascal Amel, le commissaire de l’exposition, montre les œuvres d’une douzaine d’artistes parmi les plus talentueux de la nouvelle scène contemporaine du monde arabe (Proche Orient et Maghreb) à Paris, c’est que, conformément à la création de la modernité qui s’y concrétisa dans l’entre-deux guerres, Paris demeure l’une des trois villes-monde (avec New-York et Londres) où les artistes venus d’horizons différents – parfois lointains – vivent ou séjournent longuement. Aujourd’hui, une part importante de la scène arabe contemporaine s’y crée : « Les artistes du monde arabes sont d’abord des artistes.

Et, conformément à celles qui dépassent le contexte dont elles sont issues, leurs œuvres, si elles sont suffisamment pertinentes et libres, deviennent universelles. Cela dit, il m’a semblé passionnant de privilégier les œuvres qui sont visibles des deux côtés de la Méditerranée. Qui sont à la fois « locales » et « absolues ». De mettre en exergue les œuvres phares qui ne cessent de se constituer entre l’Occident et le Monde Arabe, produisant le plus souvent une esthétique de l’hybride – un métissage des formes et des sensibilités où se tressent de manière inédite le corps, le ludique, l’affect, l’ornemental, la beauté, la spiritualité, le politique, la critique sociétale, etc. » écrit Pascal Amel.

Pour ce, conformément à la ligne éditoriale de la revue Art Absolument qui ne cesse de défendre la pluralité des artistes en France, celle-ci propose une exposition muséale au sein la Villa Emerige créant autant un choc esthétique qu’un trait d’union entre les mondes.

Débat

Dans le cadre de l’exposition, Une table ronde est organisée par Art Absolument le lundi 17 octobre 2011 à partir de 17h à la Villa Emerige, (7, rue Robert Turquan 75016 Paris). Modéré par Pascal Amel, curateur de l’exposition, elle se déroulera en trois temps :

17h00 : Points de vues esthétiques, avec Philippe Cardinal (Institut du Monde Arabe), Christine Buci-Glucksmann (Paris VIII), Véronique Rieffel (Institut des Cultures d’Islam) et Pascal Amel

18h00 : Tour d’horizon des situations actuelles. Au Liban, avec Michel Fani (BNF), en Egypte, avec Nabil Naoum (romancier) et au Maroc, avec Mohamed Rachdi (Mécénat Société Générale Casablanca)

19h00 : Perspectives, avec Catherine Grenier (Centre Georges Pompidou), Véronique Rieffel et Philippe Cardinal