Natasha Atlas en concert le 17 mars à l’IMA

En mode renversant avec Natasha Atlas Née dans le quartier marocain de Bruxelles, Natacha Atlas est une vraie chanteuse orientale, et tous ses albums en témoignent. Celle qui se défi nit comme une Anglo-Arabe (elle s’est fixée à Londres) a la terre des pharaons solidement chevillée au corps et au coeur.

Article trié du site de l’IMA

Née dans le quartier marocain de Bruxelles, Natacha Atlas est une vraie chanteuse orientale, et tous ses albums en témoignent. Celle qui se défi nit comme une Anglo-Arabe (elle s’est fixée à Londres) a la terre des pharaons solidement chevillée au corps et au coeur. Et dans quasiment tous ses albums, dès l’entame des vocalises, on entend clairement battre son Caire.

Même si elle se permet, parfois, quelques infidélités, elle reste encore et toujours attachée à ce genre « rurbain » et populaire qu’est le sha’bi et à la notion de maqâm, le système modal classique arabe.

Depuis Gedida (1999) et une magistrale reprise arabisante du « Mon amie la rose » de Françoise Hardy, Natacha a su élargir son audience. Tout en restant attachée au registre oriental, elle continue d’explorer d’autres sonorités : classique arabe, bossa nova, soufi , afro-jazz, comme ce fut le cas dans son septième album (2008), Ana Hina (que l’on pourrait traduire par « Je suis bel et bien là »), où elle se joue des académismes et des cloisonnements et ose même quelques fusions improbables. On y peut entendre de jolies chansons comme « El Nowm » et l’adaptation très personnalisée de « Ya Laure Hobouki » des frères Rahbani, interprétée autrefois par Faïrouz, ou du « Black is the Colour » de la géniale Nina Simone.

On retrouvera, lors de ce concert, certains de ces morceaux, ainsi que l’incontournable « Mon amie la rose ». Mais Natasha Atlas donnera surtout à entendre des extraits acoustiques de Mounqaliba, album renversant comme l’indique son intitulé en arabe.