Le Maalouf du rumel

Dans le cadre du festival de l’imaginaire avec Abbas Righi et l’Ensemble Sabâ sous la direction d’Amine Khettat
Samedi 24 mars à 20h30
Institut du Monde Arabe
1 rue des Fossés Saint Bernard, place Mohammed-V, 75005 Paris

La musique arabo-andalouse, ou MALOUF, est la musique classique du Maghreb.
En arabe, ce mot signifie « fidèle à la tradition ». Une tradition musicale savante née dans la mythique Andalousie médiévale, à Grenade, Cordoue et Séville, pour s’épanouir ensuite en Afrique du nord et dans toute l’aire arabo-musulmane.

Au fil des siècles, des écoles régionales sont apparues dans tout le Maghreb. L’école de Constantine (dite encore « du Rhumel ») est, avec Alger et Tlemcen, l’un des trois grands centres algériens de la musique arabo-andalouse. En règle générale, le MALOUF de Constantine se présente sous la forme de suites de chants et de pièces instrumentales. Ces nûba sont interprétées par un petit ensemble composé d’un ‘ûd ‘arbi, d’une flûte droite fhal et de percussions.

ABBAS RIGHI, 26 ans, se dit volontiers « conservateur », en ce sens qu’il respecte à la lettre la tradition du malouf. Ce musicien de grand talent s’inscrit dans la lignée de maîtres tels que Hadj Mohamed Tahar Fergani ou Cheikh Raymond ; au ‘ûd il aime à s’inspirer de l’égyptien Riad Sunbati (compositeur pour Oum Kalthoum) et de l’Irakien Naseer Shamma.
Pour ce concert, Abbas Righi sera accompagné par L’ENSEMBLE SABÂ, lequel a pour objet de promouvoir le riche patrimoine musical de Constantine. Il a été créé en décembre 2009 par Amine Khettat, qui en est le directeur artistique et regroupe des artistes liés tant par l’amitié que par la passion de leur art. Réunis pour cet unique concert à l’Institut du Monde Arabe, Abbas Righi et l’ensemble Sabâ ont voulu recréer la magie d’un malouf constantinois dans la tradition classique