End/igné de Kheireddine Lardjam du 24 au 26 janvier à l’Institut des cultures d’Islam


End/igné de Kheireddine Lardjam du 24 au 26 janvier à l’Institut des cultures d’Islam
Création Avignon 2013
Jeudi 24 janvier – 20h30
Vendredi 25 janvier – 20h30
Samedi 26 janvier – 20h30

Institut des cultures d’Islam
19 rue léon, 75018 Paris

Pour ICI dz : Viva l’Algérie à Paris, Kheireddine Lardjam fait un immense honneur à l’Institut des Cultures d’Islam en venant présenter sa nouvelle création en cours : End/Igné.

Texte : Mustapha Benfodil et mise en scène : Kheireddine Lardjam

Moussa est préposé à la morgue de l’hôpital de BalBala, petite bourgade rongée par l’ennui, les rats et les moustiques. Moussa est surtout le laveur de morts attitré de BalBala. Sa vie, son œuvre, se résument aux dizaines de corps dont il a assuré soigneusement la toilette mortuaire, s’évertuant à rendre un peu de leur dignité aux cadavres déchiquetés par les chiens enragés, les accidents de la vie et la violence ordinaire.
Un jour, Moussa réceptionne le corps calciné d’un homme sans visage. Un homme dont la gueule a été entièrement carbonisée. Dans un geste extrême, il s’est immolé par le feu sur la place publique. Il s’avère que cet homme a un nom : Aziz. Surnommé « TchaKlala ». Moussa le connaissait parfaitement. Ils étaient du même quartier, ils ont fréquenté la même école. Et ils partageaient surtout la même passion : la chasse aux scorpions, sales bêtes qui infestaient les maisons de BalBala. Ils improvisaient même des combats de scorpions qui faisaient accourir tous les mioches du village.
Dans ce monologue, Moussa essaie de comprendre. De comprendre le geste fatal de son ami à partir de fragments épars de son histoire tourmentée.

Moussa parle à son ami comme s’il était certain qu’il l’entendait. Il tente de lui extorquer son secret avant qu’il ne l’emporte dans sa tombe. A travers l’autopsie subjective de son « client » du jour, c’est l’autopsie de BalBala qui se profile, cette ville morte, petite bourgade résignée, engluée dans la misère et s’éteignant à petit feu dans sa torpeur.