Shéhérazade entre Orient et Occident

Shéhérazade entre Orient et Occident avec l’Orchestre symphonique Algérie-France et l’ensemble Amedyez, direction : Amine Kouider Vendredi 12 Avril à l’IMA.

Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés-Saint-Bernard
Place Mohammed-V
75005 Paris

Qui peut faire cohabiter dans un même répertoire Bizet, Saint-Saëns, une nouba arabo andalouse et un chant berbère ? L’Orchestre symphonique Algérie-France (OSAF), qui interprète avec la même rigueur, avec la collaboration de l’ensemble Amedyez, musique classique occidentale, art savant maghrébin et tradition populaire kabyle. Créé à Paris fin 2011, l’OSAF rassemble une cinquantaine de musiciens professionnels, sous la houlette du dynamique Amine Kouider, formé au conservatoire de son Alger natal, mais aussi auprès de ceux de Marseille, Paris et Copenhague, et qui s’est également perfectionné à Saint Pétersbourg où il fut chef d’orchestre assistant. Kouider a dirigé un nombre impressionnant d’orchestres symphoniques et de chœurs classiques en Algérie, en France et jusqu’en Afrique du Sud, en passant par le Qatar, Rotterdam, Le Caire ou New York.
Avec seize de ses musiciens et l’ensemble de Rachid Brahim-Djelloul – chanteur et violoniste de musique de chambre, de musique traditionnelle maghrébine et de jazz, créateur du groupe Amedyez (en amazigh « barde », « troubadour ») – Kouider propose à l’IMA des contes de Shéhérazade, un projet où les récits de la muse du calife abbasside Hâroun ar-Rachîd sont revisités avec audace, en une suite arabo-andalouse jouée de manière symphonique qui habille les contes des Mille et Une Nuits de couleurs et de tons inattendus, à l’exemple du poème symphonique Schéhérazade du compositeur russe Nicolaï Rimsky-Korsakov, interprété avec des instruments traditionnels arabes. Une création où se confondent Orient et Occident et un spectacle prenant et surprenant. Nul étonnement à ce qu’Amine Kouider ait été nommé artiste Unesco pour la paix…