Zone 6 chroniques de la vie palestinienne


Zone 6 chroniques de la vie palestinienne Du 21 au 26 mai
Adel Hakim / Kamel Al Basha
en arabe et en français, traduction simultanée d’Adel Hakim

La Maison des Metallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris

En Territoires occupés, la vie continue. Avec ses drames, ses fêtes, ses amours, ses rêves. Mais la tragédie d’un peuple est avant tout la tragédie des individus. Ces individus sont des êtres complexes, pleins de contradictions, avec leurs aspirations et leurs douleurs. Ils n’ont souvent d’autre solution que de réagir par l’humour et l’ironie face à des situations sans issue. Énergie du désespoir peut-être, mais énergie surtout. L’énergie de la vie, de la lutte, du désir de survivre. La volonté d’échapper aux difficultes du quotidien. Cette énergie qui permet de passer le cap en riant du pire. Les scènes de ce cabaret se déroulent dans un cimetière, une morgue, au sein d’une famille regardant la télé, au cours d’un voyage en France… On rit et on pleure en même temps. Du théâtre immédiat, aux prises avec la réalité. Non seulement de la Palestine, mais aussi du monde.

mise en scène Adel Hakim, Kamel Al Basha
avec les acteurs du Théâtre National Palestinien (Jérusalem) Hussam Abu Eisheh, Alaa Abu Garbieh, Kamel Al Basha,Yasmin Hamaar, Shaden Salim, Daoud Toutah
textes de Hussam Abu Eisheh, Kamel Al Basha, Ibrahim Jaber Ibrahim
coproduction Théâtre National Palestinien, Théâtre des Quartiers d’Ivry
avec l’aide du Consulat général de France à Jérusalem, du Centre culturel français Chateaubriand, du service de coopération italien, du ministère des Affaires Extérieures, du TAM, du Groupe des 20 théâtres en Île-de-France

Quand on dit « Théâtre National Palestinien », cela suppose qu’il s’agit d’un théâtre financièrement soutenu par son propre gouvernement, mais en réalité l’Autorité Palestinienne aussi bien que le théâtre vivent sous occupation. Suivant des accords bilatéraux entre l’Autorité Palestinienne et l’État Israélien, il est interdit à l’Autorité de subventionner des institutions à Jérusalem. Par ailleurs, le Théâtre National Palestinien étant légalement enregistré à Jérusalem, il pourrait faire des demandes de subventions auprès du gouvernement israélien.

Mais, en tant qu’organisation palestinienne, la direction du Théâtre écarte cette possibilité afin de préserver sa liberté de programmation. Il en résulte que le Théâtre National Palestinien ne dépend que des aides internationales et des partenariats avec l’étranger pour la poursuite de son activité en tant qu’unique théâtre palestinien de la cité de Jérusalem. Pour surmonter l’enfermement permanent de Jérusalem, ville sous occupation, et afin de maintenir des liens solides avec la communauté palestinienne, le Théâtre National Palestinien organise des tournées et des programmes avec des théâtres de Cisjordanie. Ces programmes « hors les murs » sont un moyen d’amener le théâtre à des publics qui n’ont pas la possibilité de se déplacer vers le théâtre et de rapprocher la communauté palestinienne de differentes formes d’art. Depuis de nombreuses années et malgré les épreuves qu’il a dû affronter en des temps difficiles , le Théâtre National Palestinien a pu collaborer avec de nombreux partenaires venant entre autres de France (le Théâtre des Bouffes du Nord, le Théâtre des Quartiers d’Ivry, la Compagnie La Barraca, le Festival de la Marionnette de Charleville-Mézières, etc.), de Norvège, d’Angleterre, des États-Unis, du Danemark, de Hollande… Lors des représentations d’Antigone de Sophocle par le Théâtre National Palestinien dans la mise en scène d’Adel Hakim au Théâtre des Quartiers d’Ivry en 2012, actuellement en tournée en France, l’équipe artistique a décidé de créer Zone 6, repris cette année à la Maison des métallos.