Abed Azrié au Festival d’Ile de France 23 septembre

Entre Hafez et Goethe, création à partir de poèmes extraits 
du Divân de Hâfez et du Divân occidental – oriental de Goethe.
Lundi 23 septembre 

Théâtre de l’Atelier
1, place Ch.Dullin
75018 Paris

Le dialogue à plusieurs siècles de distance entre les deux poètes a inspiré Abed Azrié pour cette suite de chants où les voix poétiques conversent en arabe et en allemand. Avec la complicité de Gustavo Beytelmann.

Au commencement, un poète perse, philosophe mystique, Hâfez, dont nous ne connaissons presque rien si ce n’est son Divân (recueil de poèmes) et le nom de sa ville bien-aimée : Chirâz. Cinq siècles plus tard, naît un poète, romancier, dramaturge, théoricien de l’art, passionné par les sciences, imprégné des classiques, de la Bible, de la mythologie antique et des légendes allemandes, inspiré enfin par l’Orient et fasciné par le même Hâfez au point d’écrire en 1819 son Divan Occidental-Oriental en réponse à celui de son idole, c’est Goethe en personne.

Mettre ces deux textes en regard, tel est le projet d’Abed Azrié, compositeur français d’origine syrienne, auteur d’une vingtaine d’albums, de musiques pour le cinéma, de plusieurs livres dont en particulier la traduction de l’épopée de Gilgamesh. Un musicien-poète, humaniste avant tout dont la musique rassemble partout un public enthousiasmé par la modernité de ses compositions et l’universalité de son message. Avec Hâfez-Goethe, il nous entraîne au confluent de la Perse du XIVe siècle, de l’Allemagne du XIXe et d’une France du XXIe aux accents d’Argentine. Pour ce faire et pour la première fois, il confie les arrangements de sa musique à Gustavo Beytelmann, natif de Buenos Aires, créateur d’une langue musicale née de ses racines tanguera, nourrie de ses voyages. Une musique hautement inflammable lorsqu’elle est interprétée par un ensemble argentin composé d’Eduardo Garcia, bandonéon, Cyril Garac, violon, Leonardo Teruggi, contrebasse, Gustavo Beytelmann, piano. Il n’est pas de plus grande altérité que les langues, il n’est pas de plus grande proximité que ces mêmes langues lorsque, défiant Babel, elles s’enlacent, épousant les émotions, harmonisant musique et voix de leurs interprètes. Pour chanter le vin, l’amour, la religion, l’arabe langoureux d’Abed Azrié se mêle à l’élégance suave de l’allemand de Jan Kobow, ténor au timbre lumineux dont la renommée internationale ne cesse de croître depuis le premier prix au 11e Concours international Bach de Leipzig qu’il remporta en 1998.