« Il revient à ma mémoire… » Barbès, capitale de la chanson de l’exil samedi 6 décembre

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« Il revient à ma mémoire… » Barbès, capitale de la chanson de l’exil samedi 6 décembre

Centre Musical Barbara
1 rue Fleury, 75018 Paris

Samedi 6 décembre, au Centre FGO Barbara dans le 18ème arrondissement de Paris, Tactikollectif et Pangée Network (en partenariat avec le Cabaret Sauvage) vous invite à une soirée dédiée au patrimoine artistique de l’immigration, et plus particulièrement aux chanteuses de l’immigration.
Entrée libre.

Toutes les informations ici: http://www.tactikollectif.org/item/206-il-revient-à-ma-mémoire

PROGRAMME

À partir de 17 heures

Exposition | Galerie de Portraits

L’exposition vous offre une galerie de portrait non exhaustif des grandes chanteuses de l’exil qui se produisent en France dès les années 1950 jusqu’au tournant des années 1970 dans les grandes salles de spectacle parisiennes, au sein des cabarets orientaux ou tout simplement dans les cafés algériens de l’hexagone…

DJ Set | Toukadime

Toukadime est un projet initié par deux dj’s Krimau et Bachir, qui proposeront une sélection de titres emblématiques de l’immigration maghrébine en France.

18 heures | Forum-débat

« Les enjeux patrimoniaux du répertoire de la chanson de l’immigration maghrébine en France : l’exemple du 18ème arrondissement de Paris. »

Animé par Naïma Yahi, historienne et Salah Amokrane, responsable associatif

En 2008, quand Mouss et Hakim, membres du groupe Zebda, remettent à Noura et Kamel Hamadi, les insignes de chevalier des Arts et des Lettres au nom de la République Française, c’est le symbole d’une transmission culturelle , celui d’un héritage fécond,qui ancre dans les mémoires et dans l’Histoire ce répertoire de l’exil. Si l’engouement de la société civile pour cet héritage culturel est réel, l’engagement des institutions culturelles et patrimoniales méritent d’être renforcé; La disparition des grandes figures de la chanson de l’exil nous rappelle l’urgence de collecter la parole des témoins, de réunir les archives.Il est temps d’offrir une lecture sensible et culturelle de l’histoire de l’immigration. Pour répondre à ces impératifs, nous organisons un forum–débat autour de ces enjeux en compagnie des principaux acteurs culturels, institutionnels et associatifs impliqués à la fois dans le territoire du 18e arrondissement, véritable poumon de la création musicale en exil, comme au niveau national.

Avec Mohamed Ali Allalou, Producteur, Samia Chala, réalisatrice, Meziane Azaïche, directeur du Cabaret Sauvage, Nidam Abdi, consultant et journaliste, Rabah Mezouane, journaliste, Salah Gaoua, artiste et créateur du spectacle « Pose ta valise », Mohamed Ouaddane, coordinateur du Réseau Mémoire Ile-de-France, Danièle Gambino, Directrice adjointe du Centre musical Fleury barbara Goutte d’Or, Elsa Jaquemin, directrice de l’Institut des cultures d’Islam, Saïd Essaidi, PDG de la maison de disque Accord Croisés et du Studio 360 (salle des musiques du monde en construction dans le 18e), Frédéric Callens, CGET (ACSE), Hélène Hatzfeld, Ministère de la Culture, directrice du GIS pratiques interculturelles et institutions patrimoniales, Pascal Cordereix, BNF et Roberto Romero, Vice-président de la région Ile-de-France.

20 heures | Concert

« Les femmes connaissent la chanson… »

Inspiré par le répertoire des chanteuses maghrébines de l’exil, notre concert « Les femmes connaissent la chanson » propose à la nouvelle scène féminine de s’approprier et réinterpréter certaines des plus belles chansons de l’immigration portées par des femmes, en arabe, en kabyle ou en Français. Patrimoine de France, ces chansons imaginées, crées et enregistrées depuis les rives de la Seine ont bercé les migrants comme leurs enfants, En définitive, il s’agit aussi de rappeler la présence des femmes maghrébines dans notre pays, qui rejoignent les pionniers de l’immigration . Chronique poétique du quotidien, ces chansons de femme révèlent à tous que « les femmes connaissent la chanson »…

Cheikha Rabiaa

La voix légèrement voilée de Cheikha Rabiaa résonne sur fond de complaintes racontant des amours déçues, des illusions perdues et la solitude des âmes sans sœurs. Elle sonne comme un rappel à l’histoire d’un genre de musique au propos parfois sulfureux dont le destin a été tracé sur les sillons des plaines de l’Oranie, dans l’ouest algérien. Car, si le raï aujourd’hui s’est internationalisé, il est redevable à bien des égards, à ces femmes-maîtresses et à ces hommes au verbe vigoureux qui l’ont matricé et façonné en jetant les premières bases thématiques et rythmiques, au début du XXème siècle. Née à Relizane, ville moyenne bâtie sur la plaine oranaise, Cheikha Rabiaa est une digne héritière de ces pères et mères fondateurs du « gharbi ». Ne cédant jamais à une quelconque dérive, elle est restée, comme le dénote le titre d’un de ses meilleurs albums, « telle quelle ». Naturelle, émouvante, talentueuse et forte de son raï qui fait aimer le raï.