Haine des femmes du 6 au 18 janvier à la Maison des Metallos

Haine des femmes du 6 au 18 janvier à la Maison des Metallos d’après Laissées pour mortes de Nadia Kaci

haine-des-femmes

Maison des Metallos
95 rue Jean Pierre Timbaud
75011 Paris

Hassi Messaoud est une cité pétrolière du Sahara algérien, site de sociétés étrangères, que rejoignent chaque jour des femmes de condition modeste, le plus souvent seules, pour y travailler comme cuisinières, femmes de ménage, secrétaires. La nuit du 13 juillet 2001, une centaine d’entre elles est sauvagement agressée par près de 500 hommes, enflammés par le prêche virulent de l’Imam de la mosquée locale. Armés, ces hommes ordinaires frappent, mutilent, torturent, violent, une nuit entière. Dix ans plus tard, Nadia Kaci recueille dans un livre, Laissées pour mortes (Prix des Droits de l’Homme 2010), deux témoignages de victimes, Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura qui se sont battues pour que les coupables soient condamnés.
Mounya Boudiaf a adapté le texte, réalisé sa première mise en scène avec sa compagnie Kalaam (Paroles) et y interprète Rahmouna Salah. Plus qu’un manifeste féministe, c’est le portrait d’une vie amère, un cri de rage qui culmine après cette terrifiante nuit du 13 juillet 2001, et qui continue sur le ton du combat, quand il devient impossible aux victimes d’obtenir réparation du drame.
Adaptés au théâtre pour la première fois, leurs propos, interprétés par Mounya Boudiaf et Christophe Carassou, vont bien au-delà d’une nuit d’effroi et racontent la difficulté de vivre hors du joug des hommes dans un monde arabe en proie à de profonds bouleversements.

« L’adaptation de Mounya Boudiaf ne s’en tient pas à la chronologie, évite les pièges du discours frontal et loin de sombrer dans le pathos, maintient une distance légère jusqu’à être parfois humoristique pour dire l’oppression familiale, le poids et la folie des hommes frustrés, le viol des femmes et leur courage devant tant d’adversité. Enfin, Mounya Boudiaf a eu la bonne idée de demander à un acteur délicat, Christophe Carassou, de l’accompagner en scène, chacun jouant une foultitude de rôles, passant de l’un à l’autre sans coup férir. »
Jean-Pierre Thibaudat, Rue 89

offre tarifaire spéciale pour Haine des femme et L’Événement valable les 17 et 18 janvier : Tarif plein 24 euros / Tarif réduit 18 euros / Tarif Carte métallos et groupes 13 euros / Tarif jeune 8 euros