Les Jours d’avant de Karim Moussaoui dans les salles

Les Jours d’avant de Karim Moussaoui dans les salles

les jours d'avant

Dans la banlieue d’Alger au début des années 1990, alors que la violence s’installe qui tétanise la vie publique, Djaber et Yamina sont voisins de cité mais ne se connaissent pas. Une fête organisée dans le voisinage va donner l’occasion à Djaber de parler à Yamina. Mais voilà que la violence jusque-là lointaine n’épargne pas leur cité et va achever de contrarier leurs rêves et leurs espoirs.

D’une histoire ordinaire de deux lycéens, Karim Moussaoui a tiré une œuvre émouvante et d’une grande délicatesse. Un film en forme de pied de nez à l’histoire chaotique de la « décennie noire » en Algérie, car Les Jours d’avant a été tourné à Sidi Moussa dans la banlieue sud-est d’Alger, dans le site même que le cinéaste a dû quitter en 1994 sous la pression de la violence des fondamentalistes, une banlieue livrée durant cette période aux phalanges de l’intégrisme islamiste.

Né en 1976 à Jijel, Karim Moussaoui est l’auteur de deux autres courts métrages : Petit déjeuner en 2003 et Ce qu’on doit faire en 2006 inspiré de Lune froide, une nouvelle de Charles Bukowsky. En 2011, son scénario de long métrage En attendant les hirondelles a été sélectionné à l’atelier d’écriture Méditalents, un programme d’aide à la réécriture du premier long métrage où il a rencontré Virginie Legeay. Les Jours d’avant a été co-écrit avec cette dernière.

Sélectionné dans une quinzaine de festivals, Les jours d’avanta obtenu plusieurs récompenses parmi lesquelles le premier prix du Festival d’Oran du film arabe, le prix du jury et celui du format court au FIFF de Namur, le Grand prix du jury et celui de la meilleure actrice pour Souhila Mallem au Festival Premiers plans d’Angers, le Griot d’or au Festival Ciné Africano de Cordoba, le prix du meilleur film 2014 du festival Les Lutins du court métrage, et le premier prix du court métrage au festival du film arabe de Fameck.