16e Journées cinématographiques dionysiennes

Programme des 16e Journées cinématographiques dionysiennes en partenariat avec le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient à partir du 3 février

Cinéma l’Écran
Place du Caquet, 93200 Saint-Denis
T. : 01 49 33 66 88
contact : dionysiennes@lecranstdenis.org

censures

MERCREDI 3 FÉVRIER
Séance en partenariat avec le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient

20h45 – Les Ciseaux de Mounir Fatmi (CM) et Contre-pouvoirs de Malek Bensmaïl. en sa présence et avec Omar Belhouchet et Mustapha Benfodil

Malek BENSMAÏL viendra présenter son dernier documentaire, CONTRE-POUVOIR (Algérie, 2015, 97’, VOSTF, DCP), une élection vue par les journalistes du quotidien El Watan. Il sera accompagné par Omar BELHOUCHET, journaliste et directeur du quotidien francophone El Watan et Mustapha BENFODIL, écrivain, poète, dramaturge et journaliste. La projection sera précédée du court métrage LES CISEAUX de Mounir Fatmi (France, 2003, 13’, numérique), un film d’amour entre images censurées et sauvegardées, qui montre (monte) les scènes d’amour censurées du film Une minute de soleil en moins, réalisé par Nabil Ayouch la même année.

— et aussi :

FOCUS sur le cinema iranien

Le cinéma iranien, sous le Shah comme sous la république islamique actuelle, a toujours été le lieu d’un combat rude entre désir de liberté et censure forte. La reconnaissance mondiale du cinéma iranien dans les années 90 avec Abbas Kiarostami et Jafar Panahi aura pu améliorer les choses mais la tâche reste lourde pour les artistes iraniens. Aujourd’hui, ces derniers n’hésitent plus à représenter la société iranienne dans la réalité de ses conflits mais aussi dans ses détails les plus intimes. Une liberté de ton qui va jusqu’à s’affranchir totalement de la censure : filmer au risque de l’exil.

Les 16es Journées cinématographiques dionysiennes rendent hommage au cinéma iranien à travers un focus en 5 films et une table ronde.

Films

RED ROSE de Sepideh Farsi (France, Grèce, Iran, 2014, 87’, VOSTF, DCP)

En présence de Sepideh Farsi

Téhéran, juin 2009, au lendemain de l’élection présidentielle usurpée. Le tumulte d’une ville qui tangue sous la « Vague verte » de contestation. Un appartement comme lieu de refuge. Un homme et une femme de deux générations différentes. Un téléphone portable et un ordinateur pour relayer les nouvelles de la révolte. Une histoire d’amour qui bouleversera le cours de deux existences.

Le 7/2 à 16h15

LA MAISON PATERNELLE de Kianoush Ayari (Iran, 2012, 100’, VOSTF, blu-ray) – Inédit

En 1929, pour sauver l’honneur de la famille, un homme tue sa fille et l’enterre dans la cave de sa maison. Cette tombe secrète jette son ombre sur plusieurs générations au sein de la famille jusqu’en 1996.

Le 7/2 à 18h00

LES MANUSCRITS NE BRULENT PAS de Mohammad Rasoulof (Iran, 2013, 125’, VOSTF, DCP) – Inédit

Khosrow est un tueur à gages, parti en mission pour un assassinat commandité. Le meurtre doit être mis en scène pour faire croire à un suicide mais le plan change à la dernière minute… Le réalisateur d’Au revoir signe de nouveau un pamphlet violent et envoûtant, à charge contre la dictature iranienne.

Le 7/2 à 10h30

LES CHATS PERSANS de Bahman Ghobadi (Iran, 2009, 101’, VOSTF, 35mm)

En présence de Bahman Ghobadi

À leur sortie de prison, une jeune femme et un jeune homme musiciens décident de monter un groupe. Ils parcourent Téhéran à la rencontre d’autres musiciens underground et tentent de les convaincre de quitter l’Iran. N’ayant aucune chance de se produire à Téhéran, ils rêvent de sortir de la clandestinité et de jouer en Europe. Mais que faire sans argent et sans passeport…

Le 5/2 à 20h15

CECI N’EST PAS UN FILM de Jafar Panahi, Mojtaba Mirtahmasb (Iran, 2011, 75’, VOSTF, DCP)

Depuis des mois, Jafar Panahi attend le verdict de la cour d’appel. À travers la représentation d’une journée dans la vie de Jafar Panahi, Jafar et un autre cinéaste iranien, Mojtaba Mirtahmasb, nous proposent un aperçu de la situation actuelle du cinéma iranien.

Le 7/2 à 20h00

Table ronde : Censure et cinema en iran

Avec les cinéastes Sepideh Farsi, Bahman Ghobadi et Merhan Tamadon et le journaliste, lauréat du prix Albert-Londres en 2001 pour son travail en Iran, Serge Michel (sous-réserve).

Du 3 au 9 février 2016, les 16es Journées cinématographiques dionysiennes traversent un siècle d’évolutions des mentalités à travers les films censurés, autocensurés, interdits. Une semaine de réflexion et d’échanges autours de 94 films, classiques, inédits, avant-premières et de nombreuses rencontres en présence de cinéastes, de critiques ou de membres de la société civile.

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