Migrations au féminin, un siècle d’histoires en France jusqu’au 11 mars 2016, conférences et représentations théâtrales

Migrations au féminin, un siècle d’histoires en France jusqu’au 11 mars 2016, conférences et représentations théâtrales

Jeudi 11 février, 19h, conférence-débat : Réflexion sur la figure littéraire de « Shéhérazade », avec Kaoutar HARCHI, écrivaine et chercheure.

Mardi 23 février, 19h, « Grand(s) ensemble », représentation théâtrale, produite par « Les petits ruisseaux », en collaboration avec le Collectif DAJA. La pièce sera suivie d’un débat avec Gérard Noiriel, historien.

Mercredi 2 mars, 19h, conférence-débat : « Femmes et immigration : le cas de la France de l’après-guerre », avec Maboula SOUMAHORO, Maître de conférences à l’Université de Tours et à Sciences Po Paris.

Jeudi 10 mars, 19h, « Femmes d’ici et d’ailleurs », représentation théâtrale par la Compagnie Kokoya International

http://espacegerardphilipe.ivry94.fr/evenements/agenda/fiche/exposition-migrations-au-feminin-un-siecle-dhistoires-en-france.htm

Depuis les grandes vagues migratoires de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à la fin du XXe siècle, la France est le premier pays d’immigration en Europe et le plus ancien. En 1900, elle accueille environ un million d’étrangers, soit 2,6% de la population totale. Mise à part la période de la Seconde Guerre mondiale, le nombre d’étrangers ne cesse de s’accroître : 2,7 millions en 1931, 3,5 millions en 1975. Cette croissance prend fin dans les années 1970 lorsque la France limite l’immigration de main d’oeuvre non-qualifiée et favorise une politique
de regroupement familial et d’intégration des immigrés installés sur le territoire national.

Comme le montre cette exposition, les femmes étrangères arrivent en France en nombre dès la fin du XIXe siècle. Comme les hommes, elles quittent leur pays d’origine pour des raisons économiques, politiques ou familiales. Ces données historiques démentent l’idée répandue selon laquelle les femmes seraient arrivées en France plus tard que les hommes et que leur place se limiterait essentiellement à la dimension domestique et maternelle. En 1911, elles représentaient déjà 47 % de la population immigrée, 40% en 1931 et deviennent majoritaires au début des années 2000 avec 51 %. Cette féminisation s’accentue particulièrement à partir de 1975.

Ainsi les femmes occupent une place importante dans la société par leur participation active à la vie économique, sociale, culturelle, syndicale et politique de la France ; même si elles sont encore trop souvent confinées dans l’oubli ou dans l’ombre des hommes parce que femmes et immigrées. C’est la place de ces femmes dans l’histoire nationale que cette exposition donne à voir.

À travers une sélection de documents d’archives, cette exposition permet de retracer les réalités vécues par les femmes de l’immigration du début du XXe siècle jusqu’à nos jours qu’elles soient arrivées en France comme immigrées économiques, réfugiées, exilées politiques, étudiantes ou dans le cadre du regroupement familial. Elle ne se veut pas un panorama exhaustif de l’histoire de l’immigration féminine mais se propose de parcourir un siècle de migrations au féminin dans ses différentes dimensions : le travail – des nounous suisses des années 1900 aux coiffeuses sans papiers d’aujourd’hui – les revendications politiques et sociales – de la Résistance à la lutte contre le sexisme et toutes les discriminations – la participation citoyenne,des enjeux nationaux à l’ouverture européenne. Un tableau nuancé avec des conquêtes pour la dignité et les droits pour ces femmes, mais qui révèle encore des situations difficiles persistantes.
Cette exposition a été réalisée par l’association Génériques :

Génériques – 34 rue de Cîteaux – 75012 PARIS
Téléphone: 01 49 28 57 75
www.generiques.org