El Dey, le groove de la banlieue d’Alger samedi 14 mai à l’IMA

Créé en 2009, El Dey distille mélodies envoûtantes, créations originales et sonorités entêtantes au gré des salles qu’il hante de son groove.

De rythmes séduisants en cadences infernales, la joyeuse troupe s’acharne à véhiculer à travers ses textes et ses compositions une certaine idée du partage, de l’évasion et de la fraternité, au coeur d’un univers qui ne fait pas la place assez belle à une jeunesse en quête d’horizons et de spiritualité. En véritables globe-trotters musicaux, c’est à la lisière de différentes cultures sonores que la magie d’El Dey opère : les sons se jouent des frontières et oscillent, avec aisance, entre sensualité du flamenco, mystère du gnawi et fraîcheur du chaâbi. Les voix sont harmonieuses, les sourires ensoleillés, les impulsions communicatives.

D’ailleurs, la reconnaissance ne s’est pas fait attendre : au fil des scènes, El Dey fait ses preuves et acquiert une notoriété enviée et méritée, dont le tubissime Maria (mais ils en ont d’autres comme Ana Djazaïri ou Babour Ellouh). À travers toute l’Algérie, le groupe est reçu par un public toujours plus nombreux, curieux et chaleureux. Et pour cause : les sons enivrants et l’ambiance festive qui s’en dégage donnent à la musique des airs d’universalité dans lesquels chacun et chacune se retrouve.

Un son à mettre dans toutes les oreilles, dans tous les esprits, dans toutes les contrées. Et de toute urgence !